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 Chroniques des évènements de Rio

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MessageSujet: Chroniques des évènements de Rio   Mar 30 Sep - 22:37

Rio, la nuit : un goût de paradis..?

« Rio 40 degrés, ville étonnante, purgatoire de la beauté et du chaos…»
(Fernanda Abreu, "Rio 40 C")

Introduction.

Rio de Janeiro. La Rivière de Janvier.

Elle charrie avec elle ses treize millions d’âmes dans un flot continu jusqu’aux rivages paradisiaques de la « Cité des Merveilles ». L’Histoire mouvementée de cette Cité aux multiples masques colorés s’est construite -comme tant d’autres- sur les berges d’un paradoxe sans fin entre pulsion de vie et pulsion de mort.

L’énergie puissante et sauvage des paysages luxuriants, de l’ambiance de cette fête exubérante et lucrative d’un Carnaval perpétuel, toute cette vie grouillante côtoie pêle-mêle la noirceur malsaine des crimes les plus vils, la dictature militaire la plus sanglante, et une corruption envahissante, qui rampe à l’ombre des grandes tours de verres érigées à la gloire des puissants.

La « danse » de Rio en est une dangereuse pour l’imprudent qui ferait un faux pas. Son rythme frénétique peut à tout moment faire trébucher l’écervelé dans des filets d’or et de sang qui le conduiront à un prompt et brutal trépas.
Vie et mort, sauvagerie et douceur, Cyclones chaotiques et diamants totalitaires, fleurs curatives et plantes vénéneuses, la non-vie en ces terres est incertaine, non plus que la destinée de ce joyau urbain étincelant des milles feux de cet âge moderne.

Chapitre premier : de l’Histoire des vampires à Rio.

Bien que pour l’instant les traces soient encore floues et les secrets bien gardés par l’organisation vampirique en place, nous avons pu déduire ces éléments de la construction de l’histoire vampirique grâce aux diverses incursions dans le monde ténébreux des lécheurs de Rio.

Du Brésil, ou au cœur du fruit d’un hasard, les secrets vampiriques.

Les origines de cette incursion sont expliquées par les historiens mortels comme une erreur du navigateur Pedro Alvares de Cabral, lorsqu’en navigant pour la sainte couronne portugaise, il rallia les futures Amériques, pensant alors atteindre « les Indes ».

Les historiens vampiriques de l’époque, bien plus avisés, en ont un tout autre récit. En fait d’erreur, c’est Felipe, infant de Yolanda de Mendonça, Princesse Toréador de Lisbonne, qui avait eut le trait de génie de déduire qu’il devait exister d’autres terres vierges à l’Ouest, attendant juste que les Toréadors les découvrent. Et c’est ce qu’ils firent, pour la plus grande gloire de Felipe et celle de la Princesse. Ils venaient de découvrir en l’an de grâce Quinze cent ce qui deviendrait plus tard les fondations de la nation du Brésil.

Les moyens de communication bien moins rapides en cette période, ainsi que la situation (volontairement ou non) assez floue laisse planer un voile bien mystérieux sur les fondations du pouvoir vampirique à Rio. Les autochtones quant à eux, par méfiance ou par ennui, sont souvent avares de paroles lorsque vient le temps du récit historique, lui préférant bien souvent la fantaisie des récits et contes de ce qui est devenu leur culture.

Tout ce que l’on a pu apprendre sur ces débuts chaotiques ne sont que bribes fuyantes d’un passé maintenant lointain, corroborées en partie par quelques historiens humains.

Vers la fin du XVIème Siècle, les rivalités entre les clans Toréador et Ventrue du Portugal se sont déjà faite entendre depuis le début concernant ces nouvelles colonies. Mais elles ne seront rien en comparaison de celles qui opposeront la Princesse Toréador du Portugal à son éternel rival Français. François Villon, jaloux de la victoire outre atlantique de sa rivale, tentera d’envahir les lieux de troupes de pirates enragés, déclenchant ainsi un conflit qui devra durer plus d’une décennie, et coûtera de nombreuses vies et non-vies avant que finalement la Couronne du Portugal ne prenne un ascendant réel sur les troupes du Prince de France.

Tout le reste de l’histoire de cette entame de colonisation ne sera plus alors que le reflet déformé par l’Humanité de la politique expansionniste du Clan Toréador de Lisbonne. Il est évident que nombre de légendes locales courront au cours des Siècles sur de mystérieuses rencontres entre colons et forces surnaturelles des indigènes. Mais, si ce n’est les Aje Olo et les lupins sur lesquels nous reviendrons par la suite, aucune autre preuve ou témoignage digne de confiance ne semblent donner une existence réelle à ces mythes.

Contact de Felipe avec ces exotiques contrées ou augure d’évènements à venir, l’organisation vampirique en ces terres bien éloignées de l’Europe semble au mieux laxiste, autant concernant le respect des traditions que l’application des règles les plus élémentaires des Camaristes. En fait, si ce n’était la présence officielle du clan toréador Portugais,  on eut pu croire ces territoires dirigés par des Anarques.

De la formation d’une nation vampirique libre.

Tandis que le brésil en devenir entame sa lente gestation et que Felipe déplace la Capitale de cet état encore sauvage à Rio, les grandes étendues des Amériques attirent les lécheurs en quête d’un nouveau départ. Rio devient dès lors le refuge des proscrits du vieux continent. Défilent tour à tour rebelles Anarques, criminels Camaristes et membres du Sabbat en fuite, créant une vague d’immigration de la lie vampirique Européenne (raison d’ailleurs, plus tard, de notre exil en ces terres).

La vague suivante assainit la précédente. Yolanda, ainsi que quinze mille âmes composant une grande partie de la cour du Portugal furent forcés vers 1808 de quitter le Portugal pour fuir Napoléon, et n’eurent d’autre choix que de rallier le Brésil.

Arrivée sur place, Yolanda de Mendonça s’offrit le titre de Reine, et lança une chasse au sang contre tous ses opposants. Véritable tyran sanguinaire, elle réussit avec l’aide diplomatique de Felipe à faire tolérer la présence de la couronne, même si le conflit, encore larvé, semblait inévitable.

En 1820, des émeutes éclatèrent au Portugal, obligeant la « Reine » à revenir dans sa patrie natale. Elle déclara Felipe vice-roi et celui-ci l’accompagna jusqu’au vieux continent. Là-bas, Yolanda rencontra la mort ultime dans des circonstances qui demeurent assez mystérieuses, même si les rumeurs de l’époque évoquent clairement la participation de Felipe à ce qui serait ni plus ni moins qu'un matricide.

La déclaration en 1822 de l’indépendance vampirique du Brésil ainsi que la signature, avec l’aide des indigènes, du « Traité de Rio », sembleraient confirmer cette hypothèse. Ce traité déclarant l’indépendance des vampires de Rio de toute autorité des sectes vampiriques, fit du Brésil la première terre vampirique libre depuis la création de la Camarilla et du Sabbat.

Du sombre cœur de l’indépendance.

Malgré les efforts des vampires du Portugal pour le dissimuler, la nouvelle de la création de qui est alors appelé le « Refuge libre de Rio » se répand plus vite qu’un feu grégeois à travers tout le continent Européen, au grand dam de la Couronne qui perd alors une bonne partie d’une notoriété si âprement acquise.

Ce fût d’ailleurs à cette époque que ma Dame en entendit parler pour la première fois. Elle ne nourrissait apparemment à l’époque aucune curiosité particulière envers ces terres de perditions ni pour ces vampires impies, mais semblait tout de même intéressée par les possibilités que pouvaient offrir un tel lieu d’asile. Vision qui se révélera plus tard digne d’une sombre oracle.

Dans les décennies qui suivirent, Rio devint puissante et riche. Une seconde vague d’immigration, autant humaine que vampirique, eut lieu. Italiens et Européens, bien sûr, mais pas seulement. Des orientaux, et même des lupins débarquèrent sur ce sol fertile à la recherche de la nouveauté, et du vain et putride parfum d’espoir qui s’en dégage invariablement. Ils se répandirent dans tout le Brésil telle une horde de sauterelles fuyant les plaies de leurs anciennes vies et non-vies, croyant se libérer des chaines de leurs anciens maîtres. L’esclavage ne tarde d’ailleurs pas à être aboli, et c’est en 1888 qu’un Felipe sur le déclin et dont on dit qu’il perd la raison décide de s’opposer aux vampires qui veulent garder leurs droit à posséder les humains en toute tranquillité. Cet évènement provoquera un enchaînement d’évènements qui mènera à la création de la République du Brésil une année plus tard, et secoua l’arbre politique vampirique de Rio à sa base pendant que les factions s’en disputent les branches sanglantes.

Après plus de vingt années d’une guerre vampirique apocalyptique, un groupe d’Anciens finit par trouver un terrain d’entente dans cette guerre pour le trône, et signe au début du XXème Siècle le « Pacte de Rio », dont ils sont les « Signataires » et représentants, même si l’avenir laissera penser qu’il s’agit plus d’une simple représentation du Primogènat, sous le simple couvert d’un Titre différent.

C’est dans cette ère de chaos que nous nous installâmes dans notre bâtisse, héritage familial d’une lointaine branche de mortels et de goules que notre Dame avait soigneusement préparée. Mais la majorité moururent à notre service en ces temps troublés, et nous ne dûmes notre salut qu’à nos pouvoirs de goules anciennes et nos qualités de bonimenteurs.

Nous passâmes le Siècle suivant à nous faire discret et étudier du plus loin possible la hiérarchie de ce nouveau refuge, remplissant nos devoirs et attendant patiemment que la Sombre Dame puisse une nuit se réveiller de sa torpeur.
Les nuits furent longues, et, autant pour combler l’absence de notre Maîtresse endormie que pour respecter ses injonctions, nous finîmes par enfanter afin de ne pas éveiller par trop les soupçons de ces lécheurs impies. Notre progéniture devint nos yeux et nos oreilles dans ce paysage hostile.

Dans les années 1960, un conflit sembla agiter les Signataires. A cause de notre retraite, nous n’apprendrions que plus tard que cette petite « révolution » avait été fomentée par nos alliés du Sabbat. Mais les rusés Ventrus, qui commençaient à avoir la main mise sur le pays tout entier, avaient été plus malins encore. Dans les années 1950, ils avaient veillé à déplacer la Capitale à Brasilia, un territoire sous leur emprise. Ils avaient alors fondé le « consortium », un groupe qui pris peu à peu le contrôle du pays. Lorsqu'ils se déclarèrent les Maîtres des lieux, la rébellion qui s'en suivit dura seulement deux ans entre 1964 et 1966 avant de finir dans une impasse pour leurs opposants.

De la guerre éternelle à nous jours...

C’est en Avril 1967 que quelque chose de réellement nouveau se produisit. Le Sabbat s’introduisit en masse en ville. Même si leurs motivations nous restent inconnues, leurs méthodes elles m’étaient familières : semer le chaos pour récolter peur, méfiance et doutes, et finalement se baisser pour cueillir le fruit devenu mûr. Le temps que les autres réagissent et s’unissent enfin, les signataires avaient soufferts de nombreuses pertes, dont semblait-il de nombreux Anciens. Nous apprendrions plus tard que parmi les survivants, une bonne partie des plus sages quittèrent le navire de Rio pour débarquer sur les plages de Sao Paulo, cherchant sûrement la sécurité des Ventrus.

Tandis que l’invasion se terminait brutalement avec l’arrivée de renforts, les Signataires et leurs alliés léchèrent leurs plaies. Mais ce n’était que le début. Le commencement d’une guerre plus ou moins larvée, se servant de la criminalité humaine et de l’armée comme soldats dans ce conflit qui n’a en plus de trente ans déclarée aucun vainqueur.

Ces dernières années, je dois avouer avoir craint, malgré nos allégeances, pour notre sécurité. Et surtout la votre. Nous avons déplacé votre refuge des dizaines de fois, et pris plus de précautions que de raison.

Épilogue

Mais vous sortez enfin en cette nuit paisible de votre sommeil Séculaire. Ces yeux que j’ai tant chéris ont cessé d'être clos, et leur lueur sombre semble intacte. J’en suis à la fois soulagée, et fière. Vous avez tenu votre parole.

Je finirais ce petit précis des évènements qui ont eut lieu en votre absence en vous souhaitant prompt rétablissement et la bienvenue dans votre nouveau foyer. J'espère de toute l'âme damnée qui est la mienne que vous puissiez nous guider là où nous étions censés parvenir, jusqu'aux plus hauts sommets.

Vous me savez être votre plus inconditionnelle admiratrice, votre plus loyale confidente, et votre alliée la plus sincère. Je suis allé pour vous aussi loin que ce que vous êtes allés pour nous, pour le clan, pour le Sabbat, et pour votre glorieuse majesté. Dois-je l’admettre, cette attente me fut difficilement supportable. Nous n’aspirons Jacques et moi plus qu’à nous remettre à votre service, et si notre infernale Dame Sombre le souhaite, devenir ce qu’elle nous a promis, pour enfin reconquérir ce qui nous revient.

Les pièces sont ici mises en place, sur l’échiquier de Rio. Et chaque parcelle de ma bête intérieure me crie qu’aucun de vos adversaires ne sera de taille, si votre ténébreux cœur vous en dit.

Je vous parlerais mieux des pions, de fous et de rois qui nous sont connus dans une prochaine lettre. En attendant, faites preuve de sagesse et laissez le temps agir. Nous parlerons plus tard, lorsque vous en serez capable.

Fidèlement,

Votre Aglaé.
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